LE RÔLE DU CERVEAU DROIT DANS LA RECHERCHE DE SOI

En psychologie, les tenants de la théorie analytique-synthétique affirment que les deux hémisphères du cerveau jouent chacun un rôle prépondérant dans la perception. Chacun de nous est soit neurogaucher (analytique ou rationnel) ou neurodroitier (synthétique ou intuitif et créatif). En croissance personnelle, on recommande le développement et l’équilibre des deux hémisphère. En spiritualité on enseigne l’atteinte du soi intérieur en relâchant l’emprise de l’un deux hémisphères et en les connectant ensemble pour accéder à l’âme directement.

L’identité de notre être nous renvoie à notre dimension cachée, à notre parcelle de divinité: notre âme. Selon les systèmes de croyance auxquels vous adhérez, vous pourriez percevoir cette dimension divine comme étant dieu, la création, l’univers, la nature, l’unité, ou simplement une force supérieure quelconque. En spiritualité, beaucoup d’acteurs diront que notre aspect suprême ou supérieur individuel se nomme le «soi supérieur», en distinction avec l’ego ou soi inférieur.

De là commence un périple de questionnement existentiel, qui débute par une introspection, se poursuivant par des recherches intellectuelles, puis s’enchaînant d’un parcours de vie expérimental et enfin d’une quête spirituelle. Nous espérons tous, consciemment ou non, parvenir à la destination finale qui est le Soi au cours de notre vie.

Nous sommes tous appelés à nous détacher de cette perception illusoire de nos cinq sens qu’est notre univers existentiel. Tous ne s’aventureront pas dans le sentier de la quête spirituelle, puisqu’il demande de se défaire de ses chaînes, ses carcans mentaux, sa culture, son conditionnement mental et ses peurs. Le sentier initiatique peut être douloureux et il faut se sentir prêt pour ne pas pérégriner prématurément et garder des traumatismes des épreuves qu’un tel choix de vie exige.

Nous sommes tous des créateurs et co-créateurs de nos existences respectives. Nous peignons la toile de notre vie dans nos gestes quotidiens. Nos gestes sont soit inspirés ou dictés. Pour nous guider dans nos choix, nous faisons appel soit au cerveau gauche rationnel et logique, appelé intellect, ou au cerveau droit intuitif et quantique, appelé coeur, ou probablement un mélange des deux à différents degrés. La communauté scientifique décrie en général l’usage abusif et surtout galvaudé de ce qu’est la théorie analytique-synthétique.

Selon Kahneman (2011), Il existe deux systèmes de pensée : à l’hémisphère gauche, il attribue un type de traitement logique, mathématique, séquentiel, fonctionnant en progressant du détail vers la complexité. Il lui associe un raisonnement analytique, lent et réfléchi (la tortue), par opposition au raisonnement synthétique, rapide et intuitif (le lièvre) qui caractériserait l’hémisphère cérébral droit. Celui-ci est dit analogique, et empirique, fonctionnant plutôt sur la globalité, l’expérience, l’erreur et la déduction. Cette distinction serait basée sur des types de réseaux neuronaux différents. Les réseaux de l’hémisphère cérébral gauche seraient en effet majoritairement linéaires, ce qui imposerait un traitement séquentiel, alors que les réseaux de l’hémisphère cérébral droit seraient constitués en parallèles, imposant un traitement global.(Wikipédia)

De nature, certains d’entre nous ont une dominance pour l’utilisation du cerveau gauche pour dicter leur choix, alors que pour d’autres l’utilisation du cerveau droit inspire le souffle de leurs aspirations. La population serait composée de 70% de neurogauchers et 30% de neurodroitiers.

Que vous fassiez partie des 70% neurogauchers ou des 30% de neurodroitiers, vous aspirez à atteindre l’équilibre. Pour y arriver, vous devez développer les facultés qui vous font défaut.

L’école nous prépare assez bien et nous outille afin de bien exploiter le potentiel du cerveau gauche. Merci Charlemagne d’avoir inventé cette chaumière collective dont nous avons si longtemps chauffé les bancs pendant notre enfance, parfois voir souvent à notre grand déplaisir, quand notre cerveau droit hurlait et nous suppliait de sortir dehors pour aller jouer. Les doués du cerveau gauche heureusement pour eux, auront moins souffert, de ce passage forcé, mais nécessaire pour accéder à la réussite et au succès dans nos sociétés.

L’école de la vie, quant à elle nous enseigne à utiliser le cerveau droit. Oups! Il n’y a donc pas d’institution pour le cerveau droit? Qui alors va nous apprendre à nous servir de notre cerveau droit?

La réponse: soi-même.

Quel heureux dénouement pour les cerveaux droits. Ça veut dire que si notre intuition nous commande de faire la cour buissonnière, ou d’appeler malade au travail pour profiter d’une belle journée ensoleillée, c’est correct?

En fait, comme dans toute chose, pour que ce soit correct, il faut un juste équilibre. Le gros bon sens s’acquiert en harmonisant les deux hémisphères. L’ajustement peut prendre tout une vie.

La difficulté est d’arrimer un cerveau gauche et un cerveau droit suffisamment développés. L’intellect c’est bien, on peut avoir de bonnes idées et du savoir à transmettre, mais sans déploiement d’énergie, rien n’en sortira. Avoir un grand coeur ou du coeur au ventre c’est bien également, mais sans l’apport du cerveau gauche, la personne dissipera son énergie sans résultat concret en bout de ligne.

Dans nos sociétés où généralement le cerveau gauche est sur-sollicité, au détriment du cerveau droit, les gens perdent un peu le réflexe naturel d’expérimenter la vie et tendent à minimiser le risque par crainte de souffrir et de se faire mal. Qui plus est, la pression d’exceller est contradictoire avec la philosophie de «tomber et se relever» ou «toucher le fond pour mieux rebondir». Il en résultera plus de souffrance et de frustration à l’égard de la vie. Le piège de la raison à outrance est pernicieux.

À force de sur-utiliser le cerveau gauche, c’est à croire que nous devenons une collectivité de robots… La réalité n’est pas aussi drastique. L’usage du cerveau droit est encore largement répandue, mais la perception qu’entretient la majorité neurogauchère à l’endroit de la minorité neurodroitière est parfois dure:

  • manquer d’argent est perçu comme une incapacité à se gérer
  • ne pas travailler est perçu comme de la paresse
  • les artistes et les excentriques sont marginalisés
  • les entrepreneurs et le promoteurs son incompris
  • le paranormal est perçu comme un mythe

Pourtant, la synchronicité est vécue quotidiennement par une proportion importante de la population, par des gens à l’écoute des signes que leur renvoient leur univers existentiel. Le hasard n’existerait pas et tout serait mis en place par une force déterministe. Le script serait interchangeable, mais il y aurait un design de fond, une architecture sur laquelle repose le destin de tout un chacun.

Où chercher pour redécouvrir la configuration de son destin? Comment faire pour illustrer et représenter ce destin afin d’intégrer cette connaissance dans notre vie et s’en servir pour améliorer notre sort? En revisitant les fondements d’une telle architecture, en reprenant conscience que l’«équilibre cerveaux gauche et droit» mène à la connexion au soi supérieur et la manifestation de notre réflexion intérieure, il est ainsi possible de reprendre les commandes de sa vie et mener à bon port son existence. Ceci passe inévitablement par le développement du cerveau droit et son arrimage avec le cerveau gauche, ce havre de bonheur qu’est notre réalisation personnelle, notre identité, notre soi supérieur.

Par: Christian Théberge

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