QUELQUES PIÈGES DE LA VIE À ÉVITER

Notre société nous enseigne à viser la gloire, le succès, la réussite, la perfection, etc. Pourtant, nous sommes de plus en plus conscients qu’au fond nous cherchons tout simplement à être heureux. Ce qui est pourtant si simple à définir, devient si compliqué à réaliser. On se laisse rapidement emporter à l’idée de plaire aux autres, au point ou on oublie de se plaire à nous-mêmes. Comment se fait-il que l’atteinte d’un état de plénitude intérieur soit si ardu à obtenir, souvent au prix de toute une vie?

Pour un guerrier calculateur en dualité, le but de la vie est d’atteindre la gloire. Pour un artiste, le but de la vie est le succès. Pour un être équilibré et accompli, le but est d’atteindre la réalisation de soi. Toutefois, pour quiconque, le bonheur éternel est le but unanime. Cet article fait un survol des pièges qui nous guettent dans l’atteinte de cet état de bien-être avec soi même.

La gloire et la perfection

On dit que la gloire est éphémère. Il est important de bien comprendre ce qu’est la gloire. Dans l’adversité, lorsque l’on triomphe, nous avons droit à notre moment de gloire. Mais comme tout est cyclique, pour retrouver la gloire à nouveau, il faut croiser le fer encore et encore. Tôt où tard nous trouvons notre homme et nous devons baisser pavillon. Tous les grands guerriers invaincus ou non, finissent un jour par aboutir dans un duel où ils doivent tirer leur révérence. C’est la nature même de la dualité. À vaincre par l’épée on meurt par l’épée.

À l’inverse, à vaincre sans péril on triomphe sans gloire. Pour aller à la guerre dans la dualité, ou à la conquête de soi dans l’unité, il faut lâcher et assumer le risque potentiel et le stress qu’un tel geste oblige. Le stress pourrait toutefois être un bon stress si la personne sait faire confiance à son soi supérieur et interpréter les embûches comme des étapes et des préparations et non comme des malheurs. Comme rien n’arrive pour rien, ce qui peut ressembler à une difficulté finit toujours par se révéler être un apprentissage, un test ou même souvent une bénédiction en bout de ligne, un cadeau que nous offres notre soi supérieur par le biais de la synchronicité et de la loi de l’attraction.

La gloire de vaincre ne dure pas. Le succès de se réaliser lui, rayonne sur notre être pour le reste de notre existence. Atteindre la gloire n’est pas donné à tous et la perfection non plus. Alors pourquoi s’entêter à vouloir se réaliser selon des standards qui ne sont pas les nôtres? Le perfectionnisme est une obsession qui rebute les employeurs et qui causent l’apparition de sentiments négatifs dérivés tel l’attente, l’irritabilité, la frustration, de même qu’une élévation du pouvoir conféré à son ego et à l’image extérieure projetée.

La réussite et le succès

Vous avez sûrement déjà reçu au Jour de l’An le voeux suivant de la part d’un oncle ou un tante: «je te souhaite du succès dans tes études». Bien entendu, vous le souhaitez aussi, mais l’écart entre la mentalité de vos oncles et tantes et les désirs latents de votre âme fait que vous aviez sans doute des sentiments mitigés envers cette pensée, certes positive, mais peu ou pas en résonance avec votre être. Dans le fond, vous désiriez ardemment bien plus. Ce qui pour l’oncle ou la tante était au sommet de l’importance n’était peut-être pour vous qu’une banalité. Des résultats académiques satisfaisants, ça va de soi. Vous pensiez plutôt à de l’amour dans votre relation avec votre petit ami ou partir en voyage avec un groupe de l’école, bref vous désiriez entendre un souhait plus humain. Toute choses étant interprétée différemment selon la personne, il faut donc se garder d’être influencé par ce que l’on perçoit de notre réalité.

Les peurs inconscientes de déplaire ou d’échouer pourrait se matérialiser. Si la peur est reconnue consciemment, le meilleur moyen est de l’affronter. Si l’on ne parvient pas à la surmonter, il y aura une deuxième chance. Éventuellement, un être humain convaincu, déterminé et tenace finira par surmonter les épreuves devant lui qui font obstacle à l’atteinte de ses réalisations personnelles, pour autant que ces réalisations soient en harmonie avec son essence divine. Une idéalisation et une perception faussée de nos propres capacités et limites peuvent nous jouer de vilains tours, d’où l’importance d’expérimenter la vie quand on est jeune et qu’on a l’énergie pour rebondir plus facilement. Une personne qui n’aura pas hésité à tester ses capacités et à apprendre à rebondir suite à des expériences douloureuses, aura manifestement appris à aller puiser l’énergie du néant au plus profond de son être, alors qu’il ne devrait plus y en avoir.

Ce qui peut être interprété comme des «échecs» du passé, mais qui doit être appelé des «expériences», s’avère nécessaire à la réussite. Ceux qui ne connaissent pas l’échec et qui ont la vie facile finissent tôt ou tard par toucher le fond. Comment remonter à la surface quand on a jamais eu à apprendre à nager, qu’on a toujours eu une embarcation pour flotter?

Une expérience douloureuse est une réussite en soi, car nous en apprenons quelque-chose. La seule défaite est de faire du sur place et de résister à l’appel de changer et grandir.

Quel-est le but de la vie?

Vous posez-vous ces questions existentielles de façon régulière: a) Qui suis-je? b) Pourquoi uis-je venu au monde? c) Quel-est mon but ultime dans cette vie?

Une chose est sûre, dans la vie, il faut oser mettre en pratique le cerveau droit souvent négligé, exploiter le plein potentiel énergétique du coeur holistique, développer l’état de trance médiumnique que ressentent les grands artistes lorsqu’ils sont en pleine expression ou évacuation de leur inspiration, comme si une force supérieure les guidait et commandait leur bras, leurs doigts à distance quand ils écrivent, peignent et jouent un instrument. En osant exercer votre cerveau droit, et ce en plus dans des disciplines qui sont hors de votre zone de confort, vous vous découvrez petit à petit des talents et des aptitudes qui vous étaient alors inconnues. Vous n’en serez que mieux équipés pour vous adapter et affronter le monde à la fois hostile et merveilleux dans lequel on vit.

Faites de votre vie un chef d’oeuvre. Il n’est jamais trop tard pour commencer. Osez imaginer les rêves les plus fous. Soyez hyper-ambitieux, juste sans nourrir les attentes à la hauteurs ces mêmes ambitions. Les attentes sont un piège à éviter puisqu’elle sont ordonnées et nourries par des neurogauchers déséquilibrés. Si vous réalisez 1% de vos rêves les plus fous vous connaîtrez du succès. Et sachez qu’au fur et à mesure que vos réalisations vous rapprochent de votre essence divine, cette proportion augmente. 10% de mes rêves les plus fous? Wow!

En théorie, si vous êtes vous-même, vous réalisez 100% de vos rêves les plus fous, en théorie seulement. L’atteinte du soi est une illusion et c’est la beauté de la vie, de pouvoir toujours chercher à se dépasser et repousser ses limites personnelles.

Le bonheur

Le bonheur est un état de gratitude. Ce n’est pas un état de gloire ou de succès. Savoir apprécier ce que l’on a n’est pas donné à tous. Si ça ne vous ressemble pas, posez-vous des questions, car vous avez du chemin à parcourir si vous espérez atteindre le bonheur un jour.

Nous voulons tous être heureux, mais il ne faut pas non plus se complaire dans la médiocrité et le masochisme. Il faut savoir se lever, prendre l’initiative de devenir soi-même et être fier de sa démarche en tout temps. Personne ne le fera à notre place. Si on est sur la voie de la réussite ou de la réalisation de notre être, la fierté que nous ressentons pourrait être suffisante pour atteindre le bonheur et ce dans le moment présent, à chaque instant tout au long de votre voyage intérieur, à la conquête de nous-même. La reconnaissance du bonheur quand il passe est un gage de succès. Quand nous atteignons l’objectif de réussite que nous nous sommes fixé au départ, cela n’a plus aucune importance car nous avons déjà développé le réflexe d’être nous-même, d’être bien dans notre peau. Nous avons déjà accompli une réussite que la majorité des êtres humains ne parviennent pas à atteindre au cours de leur vie: s’aimer.

Aspirer à qui l’on est

Mais on en veut plus, on veut également le niveau de vie auquel on aspire. Sachez que plus vous serez loin de votre essence divine quand vous entreprenez la démarche, plus l’effort à consentir sera colossal. Assurez-vous aussi de ne pas aller trop loin dans l’atteinte de vos rêves les plus fous. La quantité de travail et d’énergie à déployer devrait aller en s’amenuisant au fur et à mesure que vous évoluez, que vous vous réseautez et déléguez pour profiter de la force du nombre. Si vous travaillez toujours de plus en plus fort à maintenir ou consolider la plateforme qui soutient vos activités de passion, il y a problème. Vers la fin vous devriez être en mesure de consacrer presque toutes vos énergies à votre passion et ceux que vous aimez.

Reconnaître ses aspirations n’est pas choses facile puisqu’il faut se connaître soi-même.

Vous connaissez-vous bien en tant que personne, en tant qu’être humain?

Si vous n’êtes pas en mesure d’écrire quelques pages pour vous décrire, c’est que vous n’êtes peut-être pas prêt pour la grande initiation, l’aventure la plus difficile de toutes celles que vous pouvez imaginer dans cette vie, mais c’est aussi la plus grande récompense que vous pouvez offrir à votre être, soit de se connaître et se réaliser.

Par: Christian Théberge

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