POURQUOI Y A-T-IL AUTANT DE GENS EN DÉROUTE DE CARRIÈRE?

On dit que 75% des gens quittent leur emploi en raison de leur patron. C’était vrai au cours des dernières décennies. Ces employés sont facilement reconnaissables puisqu’ils font habituellement le saut chez un concurrent.

Qu’arrive-t-il alors aux employés qui quittent leur champ professionnel, sans qu’il n’y ait eu perte d’emploi, injustice ou mauvaises conditions de travail? Pourquoi un employé cumulant de nombreuses années chez un même employeur se réoriente-t-il soudainement alors qu’il jouissait d’une stabilité et d’un environnement de travail agréable et qu’il était en voie de cumuler suffisamment d’argent pour prendre sa retraite?

On pourrait comprendre un travailleur qui ne parviens pas à exceller et monnayer son expertise de vouloir essayer autre chose. Toutefois, quand le phénomène se propage à même les employés qui disposent de conditions de travail en béton, il y a un malaise. Et c’est tout le marché du travail qui est affecté par cette tendance en croissance. Cet article vise à analyser ce phénomène d’un point de vue qualitatif.

Une minorité d’employés affirment aimer leur emploi. Cette proportion déjà faible s’effrite graduellement. Pourquoi y a-t-il autant de frustration et d’épuisement dans la population active?

Le problème réside dans le fait que la grande majorité des gens actifs travaillent davantage à produire pour le bénéfice de quelqu’un d’autre que pour le leur. Ils se retrouvent dans une position de soumission, ou dans une fonction où le retour ne suffit pas à permettre l’équilibre intérieur, où les deux hémisphères cérébraux sont sollicités et stimulés.

Voici un graphique qui pourrait refléter la distribution de la population par les points, et en gris la zone où se situer idéalement pour une carrière épanouissante et l’atteinte de notre plein potentiel dans cette vie-ci.

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Ce qui saute aux yeux dans ce graphique c’est que la majorité des employés se retrouvent en état de soumission ou dans une simple fonction, où l’usage du cerveau gauche prédomine largement. Peu d’emploi sont offerts où l’usage du cerveau droit est prédominant. Notez qu’il n’existe aujourd’hui plus que très peu de vocation requérant une prédominance du cerveau droit, simplement parce qu’une vocation est un dévouement total de sa vie à une cause spécifique et qu’une personne au cerveau droit prédominant à l’écoute de son cœur ne se permettrait pas de vivre un déséquilibre toute une vie durant, ce qui était le cas dans le passé.

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Comme vous pouvez voir sur le graphique ci-dessus l’accomplissement de soi à travers le travail, ainsi que la réappropriation de son identité ne peut se faire sans atteindre un certain équilibre entre l’énergie et le temps consacré à son emploi avec le minimum de revenu et de bonheur acceptable qui résultent de ce même emploi. Il existe un seuil maximum d’énergie et de temps qu’un travailleur peut consacrer à son travail, au delà duquel il risque d’affecter sa santé physique et surtout mentale. Il existe aussi un seuil minimum de retour auquel on doit s’attendre afin de pouvoir s’épanouir en tout équilibre et de pouvoir se développer en dehors du travail

Cas 1

Prenons l’exemple d’une personne monoparentale avec deux enfants qui doit conduire chaque matin pour en déposer un à l’école et l’autre à la garderie et qui doit subir 25 km de trafic routier dense, aller-retour chaque jour, pour un poste à temps plein ramenant un maigre revenu annuel de 30000 $ ou € par année. Les chances sont que cette personne aura énormément de mal à survivre et s’épuisera graduellement si elle ne reçoit pas d’aide externe. De plus, un minimum de satisfaction et de récompense devrait lui être dédié en retour de ses efforts quasi-surhumains. La même personne aurait besoin d’au moins un revenu annuel de 45000 $ ou € par an afin de garder le moral maintenir une vie financière équilibrée et ce, peu importe les conditions l’atmosphère qui règnent à son travail.

Si cette même personne est dans une position où elle adore son métier au point de sacrifier sa qualité et son niveau de vie, elle aurait besoin d’entreprendre un virage de carrière en vue de travailler à la maison, comme travailleuse autonome, ce qui faciliterait grandement la logistique avec les enfants et la vie de foyer en général. Évidemment, le rôle n’est pas à la portée de tous. Encore faut-il que cette personne ait une véritable passion qui puisse la faire vibrer et des buts clairs et précis dans la vie, ce qui est rarement le cas dans une situation pareille. Cette personne aurait intérêt à se resauter et consulter les programmes d’aide à l’entrepreneuriat dans sa région. Qui sait, son employeur pourrait lui offrir de travailler de la maison, lui donnant la marge de manœuvre pour assumer les activités d’un deuxième revenu.

Cas 2

Prenons un autre cas, celui d’une personne qui travaille pour un établissement de services parapubliques depuis de nombreuses années, ayant encore plusieurs années à travailler avant sa retraite. Cette personne ne fait plus que du présentéisme au travail. Elle est syndiquée, mais ne trouve plus aucun sens dans ce qu’elle fait. Elle a entrepris des démarches en croissance personnelle et réalise qu’elle a passé sa vie à ne pas faire ce qu’elle aimait, ni se réaliser pour se qu’elle est. Cette personne souhaite vivre de sa passion dès maintenant, mais est tenaillée entre conserver sa sécurité ou trouver le bonheur. Comme le cœur finit toujours par l’emporter sur la raison, du moins chez les neurodroitiers, elle finira par quitter et se lancer.

Conclusion

Dans les deux cas que nous venons de voir, les motifs qui poussent la personne à quitter son emploi sont différents, mais se rejoignent sur un point, la personne ne trouvais pas d’équilibre et de sens à sa vie. Toutefois in observe que le deuxième cas prend graduellement de l’importance. De plus en plus de gens n’adhèrent plus au modèle de vie véhiculé par la société. L’explosion de la croissance humaine ces dernières années poussent de nombreuses personnes à se redéfinir et à entreprendre un changement de vie, ce qui se traduit souvent par un changement de cap professionnel à 180 degré, alors que dans le cas numéro 1, le changement se fera plutôt de façon transitoire.

NB

Les deux graphiques présentés dans cet articles sont purement hypothétiques et pourraient ne pas refléter fidèlement la réalité. Ils sont à considérer à titre théorique seulement.

Par: Christian Théberge

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