18 QUESTIONS À SE POSER POUR DÉTERMINER SI NOTRE EMPLOI FAVORISE NOTRE CERVEAU DROIT

En ces temps, la majorité des travailleurs détestent leur emploi qui les rend malheureux. Il est plus facile de trouver un emploi qui nous nuira qu’un emploi qui nous aide à évoluer.

La plupart du temps, nous pouvons identifier ce qui ne va pas. Parfois, sans qu’on ne sache trop pourquoi, notre travail nous rend malade.

Pire, même quand l’on sait que notre travail nous tue, le chèque de paie nous force à y rester jusqu’à ce qu’on flanche. C’est alors qu’on se met à se cacher à soi même la vérité. On s’autoprogramme à faire semblant d’aimer notre emploi. Quand nos collègues nous demandent si tout va bien! On ne veut surtout pas éveiller les soupçons. Oui ça roule…

Dans ce cas, vous apparaissez comme facile à gérer. Vous avez appris à jouer le jeu de l’intelligence émotionnelle, car si vous étiez émotionnellement transparent, vous seriez mis dehors sur le champ. Bien que votre attitude paisible aide à consolider votre position dans un environnement corporatif, prenez garde à l’effondrement physique et psychologique qui pourrait vous guetter. Cacher ses émotions au travail est un jeu dangereux pour votre santé.

Même si vous aimez votre emploi, vous devriez prendre du temps pour vous poser quelques questions qui pourraient dévoiler la toxicité de votre travail en l’absence de signe flagrant d’aliénation de la part de votre employeur. L’absence d’occasion pour exprimer votre cerveau droit pourrait sauter au yeux comme la cause du malaise incompris à l’endroit de votre travail. Les environnements de travail automatisés ou à la chaîne sont un terreau fertile de cas de travailleurs en perte de contrôle émotionnelle non diagnostiqué. L’équilibre entre les hémisphères gauche et droit du cerveau sont plus que jamais à l’heure du jour à une époque de l’histoire où les travailleurs s’éveillent au développement personnel, quand le but ultime de la vie n’est plus le maintien du cycle métro-boulot-dodo jusqu’à la retraite, mais la réalisation de soi.

Cet article vous suggère quelques questions à se poser en ce qui a trait à l’équilibre cerveaux gauche et droit au travail. Ces questions sont conçues pour évaluer si votre employeur tient compte de la stimulation de votre cerveau droit dans vos activités et si les tâches et conditions reliées à votre poste vous permettent de vous réaliser.

CERVEAU DROIT PRIS EN CONSIDÉRATION PAR L’EMPLOYEUR

1- Mes efforts sont-ils reconnus ?

Bien que nous pourrions survivre longtemps dans un environnement de travail où personne n’est dans notre dos, ça devient lassant quand personne ne souligne notre travail de temps à autre. L’ennui laisse alors place au dégoût. Éventuellement, vous allez réduire l’effort soutenu et le cœur suivra. Un état semi-dépressif peut s’installer. Énergétiquement parlant, intensité et fréquence sont intimement reliés. Ils sont tous deux nécessaires à une carrière constructive. Ne laissez pas votre qualité de vie se détériorer parce que votre emploi est abrutissant. Passez à autre chose. Changez d’emploi ou trouvez l’énergie positive à l’extérieur.

2- Quel-est mon revenu minimum acceptable?

Discuter de son salaire au travail est un sujet délicat, c’est pourquoi cette question doit être réglée sans faute lors du processus d’embauche, vous devez être clair et précis sur vos attentes salariales, surtout lorsqu’elles sont importantes pour vous. Ça ne fait aucun sens de s’engager dans un emploi exigeant si vous n’y trouvez pas votre compte financièrement en retour. Assurez-vous de gagner au moins autant que vous dépensez. Faites attention aux promesses de réévaluation après un an. Soyez ferme dès le départ. Assurez-vous d’obtenir ce que vous demandiez au départ. Ainsi vous serez en paix avec cet aspect important de votre travail et vous pourrez vous concentrer sur votre rôle professionnel, car sinon, la frustration pourrait s’installer et vous n’aurez que vous seul à blâmer.

3- Jusqu’où êtes-vous prêt à aller en ce qui à trait à vos déplacements?

Ne négligez pas l’aspect distance. Les déplacements ne sont habituellement pas pris en compte par votre employeur et devrait faire l’objet d’une considération sérieuse. Deux heures de déplacement chaque jour c’est 10 heures par semaine. Au lieu de travailler 40 heures par semaine, c’est 50 heures que vous consacrez à votre travail. Les 10 heures que vous passez dans le trafic routier ou entassé comme des sardines dans les transports collectifs en valent-elle la peine? Vous pourriez survivre à un trajet long et laborieux pour un contrat de six mois, mais lorsqu’il s’agit d’y travailler en permanence pour de nombreuses années voire pour le reste de votre carrière, c’est un «pensez-y»…

4- Ai-je un belle connexion avec mon superviseur?

Sans être copain avec votre supérieur direct, vous devriez avoir un minimum de connexion du cœur pour maintenir votre désir de le servir. Bien que vous puissiez survivre à une relation avec un supérieur direct qui vous laisse indifférent, une complicité entre vous et lui peut vous aider énormément à vous épanouir. Vous n’aurez pas l’impression d’aller travailler, mais d’aller vous amuser. C’est crucial surtout quand on déteste la nature de notre travail. Au moins vous compensez pour votre cerveau droit en étant satisfait socialement.

5- Suis-je protégé ou menacé par mon directeur ?

Encore ces jours-ci, il existe cette classe de directeurs qui se comportent comme des dictateurs. Le tort qu’ils cause à leur entourage est énorme. Ils utilisent leur autorité et la peur pour arriver à leurs fins. Les directeurs de vente sont tout particulièrement reconnus pour pratiquer ce style de gestion. Ils vous font clairement comprendre que vous devez atteindre vos objectifs sans quoi vous serez largués. Parce que cette vieille mentalité est encore largement répandue, les professionnels de vente ne connaissent pas mieux et acceptent leur sort. Il est plus facile et lâche d’imposer le conditionnement négatif que de pratiquer le renforcement positif. Cette pratique rétrograde permet à votre directeur des ventes de protéger ses arrières et de consolider sa position dans sa tour d’ivoire en ne prenant aucune pression sur ses épaules, mais en la jetant sur les échelons inférieurs. Quand vous êtes dans ce type d’environnement, les chances seront minces pour que vous puissiez être aligné sur votre cœur et écouter votre voix intérieure. Cette pratique de la vieille école est typique d’une gestion purement neurogauchère. Le travail devrait être une expérience et non une souffrance.

6- Est-ce que j’ai assez de flexibilité?

Êtes-vous autorisé à arriver en retard? Si oui, de deux minutes de temps à autre ou si vous pouvez arriver 15 minutes plus tard chaque jour en autant que le travail est fait? Votre employeur est-il à l’aise quand vous manquez le travail à l’occasion pour de bonnes raisons? Vous offre-t-il de travailler de la maison de temps à autre pour alléger votre vie privée? Si vous n’avez pas la moindre marge de manœuvre pour arriver en retard et que vous êtes systématiquement soumis à la règle de la troisième prise (on vous donne un avertissement verbal au premier retard, une lettre avec suspension au deuxième puis le congédiement au troisième), c’est le signe d’un environnement de travail à haute pression. Quand la main d’œuvre est opprimée, c’est que votre employeur a besoin d’esclaves et non d’êtres humains, car sa marge de profit est faible et sa survie dépend d’économie d’échelle. Un tel environnement est toujours hyper-structuré et l’espace pour vous exprimer et devenir vous-mêmes quasi inexistant. Si votre employeur tient à vous, il fera tout pour accommoder vos exigences en dépit de ses règles strictes.

7- Est-ce que les intérêts de ma famille comptent pour mon employeur?

Certains employeurs exigent de leurs employés de travailler des heures supplémentaires non payées afin de conserver leur emploi. Cette pratique est fréquente dans les milieux de travail composés en bonne partie par des célibataires ou des gens qui n’ont jamais eu d’enfant, où la charge des responsabilités parentales est incomprise. Il est préférable de vérifier si votre employeur possède une politique en regard du respect des besoins familiaux de ses employés. Avoir des enfants est une expérience merveilleuse, mais c’est aussi un choix. Ceux qui choisissent de ne pas avoir d’enfant doivent être respectés pour leur choix et ceux qui en ont doivent être aidés et encouragés, car élever des enfants est une lourde responsabilité et une contribution précieuse à la société. On ne réalise pas toujours l’importance des ménages de la classe moyenne avec enfants, le cœur des forces vives d’une société.

8- Est-ce que mon équilibre personnel compte pour mes supérieurs?

L’exemple parfait d’un supérieur qui se soucie de l’équilibre de son employé, c’est quand nous avons un comportement habituellement stable au travail, mais la guigne s’acharne sur nous. Tous les malheurs s’abattent sur nous une journée par année. Quand notre superviseur réalise que ce n’est pas notre journée, au lieu de nous réprimander, il nous propose d’aller prendre une marche pendant 30 minutes ou même de retourner à la maison plus tôt pour se reposer. Cette marque d’attention est un signe de support et de respect. Soyez reconnaissant si vous bénéficiez d’un tel traitement de la part de votre superviseur, car ce n’est pas la norme.

9- Est-ce que mes recommandations sont prises en considération ?

J’ai déjà travaillé pour un employeur qui convoquait les employés à des réunion d’information sur une base régulière, et nous soumettais à des périodes de questions et des sondages anonymes. Une bonne fois, j’ai publiquement exprimé mon inquiétude sur la sécurité inexistante à l’entrée. J’ai posé ma question au directeur principal de l’établissement, puis ce dernier m’ayant répondu que c’tait une bonne question demanda à son assistante d’en prendre note. J’ai su plus tard qu’il s’était senti embarrassé par ma question et avait trouvé une excuse pour écarter le sujet. Pire, j’ai appris que la haute direction n’avait aucun intérêt pour nos suggestions dans la boîte qu’elle a mis à notre disposition. Toute cette mascarade avait pour but de faire croire que les préoccupations des employées étaient prises en compte, car les superviseurs étaient submergés de plaintes et inquiétudes. Quand votre employeur n’a aucun souci pour vos idées et votre contribution, mieux vaut changer dès que possible.

10- Est-ce que j’ai le respect de mes collègues ?

Les relations avec nos collègues sont encore plus importantes qu’elles n’y paraissent. Outre la communication, un aspect de plus en plus important dans le monde du travail, on veut éviter à tout prix la violence psychologique et la manipulation. Certains employeurs préviennent ces problèmes en cultivant l’esprit de famille et en organisant de temps à autre des événements à caractère sociaux. Cependant, trop de proximité entre les employés peut nuire également. Quand certains employés sont trop proches ils forment des cliques qui surprotègent leur membres et excluent les autres, influençant au détour les équipes de gestion. Il n’est pas nécessaire de faire partie de ces gangs pour être en bon terme avec tous les collègues. Allez diner avec vos collègues quand vous êtes invité, sans toutefois mélanger vos vies privée et professionnelle. Si la relation avec l’un de vos collègues se détériore ou est mauvaise dès le départ, ne laissez pas les choses s’envenimer. Réglez vos différents à huis clos comme le font des adultes matures et consentants.

CERVEAU DROIT STIMULÉ PAR LES ACTIVITÉS À MON EMPLOI

11-Mes efforts sont-ils énergétiquement récompensés?

Est-ce que je suis payé à ma juste valeur? Certes, mon ego voudrais plus, mais la vraie question est si je suis légèrement ou largement sous payé. Encaisser un chèque de paie bas par rapport à ma valeur réelle, ce n’est pas un problème à long terme si les autres conditions sont excellentes et si mon niveau de vie n’excède pas mon revenu relativement faible. Si vous vivez simplement, vous pourriez vous contenter d’un faible revenu. Par contre, faites attention surtout à la qualité du travail que vous donnez à l’employeur, plutôt que la quantité. Votre employeur pourrait abuser de votre qualité à bon marché…

12- Si je gagnais un million dollars (d’euros) à la Lotto, quitterais-je mon emploi?

En effet, c’est la question à un million de dollars. Si vous laisseriez tomber votre emploi sur le champ, sans préavis, c’est fort probablement que vous n’aimez pas votre travail. Certaines gens aiment tellement leur travail qu’elles ne le quitteraient pour rien au monde. D’autres, avec un million en poche, garderaient leur emploi, mais réduiraient leurs heures. À la fin, ce qui compte c’est de réaliser que millions ou pas, votre amour ou dégoût pour votre emploi ne devrait pas être assujetti à des conditions externes, mais à la passion que vous y vouez.

13- Quelle-est ma passion ? Si mes supérieurs apprennent ma vraie passion, est-ce que cela va nuire à ma sécurité d’emploi?

Très peu de gens vivent de leur passion. Si c’est votre cas, vous êtes béni! Il y a de plus en plus de gens qui délaissent leur profession pour tenter de gagner leur vie en faisant ce qu’ils aiment. La tendance est significative. Les gens en ont assez d’être des esclaves, surtout dans les pays développés où ils ont les ressources pour se permettre d’effectuer un tel virage de carrière. Comme employé, nous mettons parfois à exécution l’accomplissement d’un rêve qui peut se répercuter sur notre travail. Si votre employeur n’est pas chaud à l’idée de vous voir réaliser vos aspirations, vous devriez reconsidérer vos services à son endroit. Un bon patron souhaite votre bien et devrait vous encourager en ce sens.

14- Quelle-est ma  mission dans cette vie-ci? Est-ce que je m’accomplis dans mon emploi?

Êtes-vous en train de bâtir progressivement la carrière de vos rêves ou êtes-vous plutôt en train de vivoter en attendant qu’un miracle se produisent? Quand vous avez choisi cet emploi, avez-vous écouté votre cœur ou la raison? Choisir la voie du cœur ne paie pas toujours au début, mais en bout de ligne, ça finit toujours par nous donner raison. Choisir un travail en fonction de critères seulement, sans l’apport de votre intuition, cela nous mène souvent à notre perte. Il faut un sens de la direction et le ressentir. Il faut choisir une profession ou un travail qui correspond à nos aspirations et nos buts. Encore faut-il se connaître. L’emploi idéal peut être parfois dur à dénicher, mais ne devrais jamais être un compromis. Vous passez 30% du temps de  la semaine consacré à votre travail et presque autant à dormir. Il en reste plus beaucoup pour vivre. Assurez-vous de vous investir dans un emploi qui fera de vous une meilleure personne.

15- Puis-je laisser libre cours à mon expression au travail?

Êtes-vous forcé de vous conformer à un processus dans l’exécution de vos tâches ou vous donne-t-on beaucoup de latitude? En général, plus l’organisation est grande, plus elle est structurée. Ceci étant dit, si vous désirez plus d’opportunités pour vous exprimer, vous devriez travailler pour une jeune et petite boîte en pleine expansion où la polyvalence est recherchée. Vous pourriez également travailler comme représentant, ou au service à la clientèle puisque le contact avec le public vous procurera action et l’énergie quantique où le cerveau droit est sollicité.

16- Ai-je le droit d’avoir du plaisir au travail ou si cela est interprété négativement?

En tant que neurodroitier, vous devez exprimer vos sentiments et votre créativité. Beaucoup d’emplois sont abrutissants, où pour stimuler votre cerveau droit, il ne vous reste que la possibilité de décontracter l’atmosphère par la camaraderie et le plaisir avec vos confrères au travail. Si votre employeur n’apprécie pas vos fantaisies et tente de vous conformer à une conduite disciplinée, c’est qu’il recherche des robots, pas d’es êtres humains. Si vous avez la chance d’évoluer dans une travail où s’amuser et avoir du plaisir est une priorité, faites-le sans réserve. Nous n’avons jamais trop de plaisir au travail. Il est prouvé que des employés heureux sont plus performants.

17- Mes suggestions et recommandations sont-elles exécutées?

Vous savez que votre employeur vous a en haute estime quand vos idées en réunion sont mise à exécution tout de suite après, alors que tout le monde reçoit la nouvelle directive par courriel. Quand votre employeur mets à exécution les idées de ses employés, c’est qu’il prend leur contribution au sérieux et cherche à bâtir une meilleure organisation. C’est un terrain idéal pour que les cerveau droit puisse s’exprimer quand votre créativité et ingéniosité sont reconnues par vos pairs. Profitez d’un tel environnement de travail si c’est votre cas, car en cette époque où le corporatisme est à son comble, la conformité se propage de façon endémique.

18- Ai-je une vie sociale avec mes collègues?

Pour une personne extravertie au cerveau droit prédominant, la vie sociale au travail est un aspect crucial. Même en étant introvertie, vous avez besoin d’un minimum d’intégration sociale. Votre employeur favorise-t-il la vie sociale de ses employés? Y a-t-il un comité social? S’il y a un party de bureau avant Noël dont les frais sont assumés par votre employeur, c’est bon signe. Si votre organisation de travail est cotée en bourse et le party de Noël a été coupé il y a plusieurs années pour des raisons budgétaires, vous connaissez les priorités de votre employeur… Comptez sur vous et non sur les moyens mis à la disposition par votre employeur pour encourager la vie sociale. Prenez le taureau par les cornes et prenez du temps pour faire connaissance avec vos collègues, du moins ceux avec qui vous travaillez directement. Vous développerez ainsi vos connexions, la base d’une vie sociale et épanouissante au travail.

Par: Christian Théberge

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